Once a Blue : Nicolas Anelka, l’homme aux 12 visages.

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Nous sommes à 2 jours maintenant de l’opposition entre Chelsea et Manchester City pour le compte du « FA Community shield », édition 2018. Mais, entre le club de Londres et celui de Manchester, aucune animosité n’est à déplorer, si ce n’est qu’il n’est tout les 2 accueillis dans leur rang un trouble-fête, le plus talentueux de sa catégorie, celui qui « ne parlait pas ». Nicolas Anelka, dit Bilal de par sa reconversion à l’âge de 16 ans, vous est présenté par Manchester City-France. (A travers cet article, certaines informations, la plupart, sont issues de Wikipédia)

De Trappes (Yvelines), à Clairefontaine. 

Nicolas Anelka dans sa jeunesse

Français, talentueux, potentiellement un futur grand… Nicolas Anelka se faisait son nom à l’époque ou, jeune, il faisait trembler les défenseurs adverses. D’abord joueur au FC Trappes-Saint-Quentin (1986-1993) ou il débute à seulement 7 ans, il ne tarde pas à faire parler de lui. Reperé à l’âge de 13 ans à l’INF Clairefontaine, qu’il rejoint à part entière à l’âge de 14 ans, Nicolas est considéré comme « vif », « rapide », et « très fin techniquement » par André Merelle, ancien joueur et entraîneur français, qui entraînait Anelka durant sa période à Clairefontaine, où, dès l’âge de 16 ans, il rejoint le PSG, toujours en apprentissage à Clairefontaine…

Des débuts en professionnel à… 17 ans ! 

Nicolas Anelka durant sa jeune epopée parisienne.

Au PSG, d’abord barré par les titulaires, et part ses entraînements à Clairefontaine la semaine, jouant en réserve parisienne le week-end, Anelka fini par disputer son premier match professionnel le 7 février 1996 à Monaco, alors qu’il n’a que seize ans. Lors de la fin de la saison 1995-1996, Anelka prend part à deux matchs sous les ordres de Luis Fernandez. Il inscrit son premier but et réalise sa première passe décisive en Ligue 1 le 20 septembre 1996, à 17 ans, contre le RC Lens au parc des princes (Victoire 4-0). À la suite de ce match, Anelka revendique plus de temps de jeu dans un club constitué alors de stars offensives telles que Raï, Dely Valdés, Loko ou encore Mboma.

Au retour des vacances de Noël, Anelka n’est pas à l’entraînement au Camp des Loges mais à Londres en train de négocier avec le club londonien d’Arsenal. La réglementation concernant les jeunes footballeurs étant encore floue, et au bout d’un mois, le PSG se retrouve obligé de céder son joueur à Arsenal, contre la somme de 5 Millions de francs, s’il ne veut pas le voir partir gratuitement quelques semaines plus tard.

D’un club à un autre, à un autre…

Nicolas Anelka rebondit donc à Arsenal,en deuxième partie de saison, qu’il ponctue par 4 petits matchs de Premier League, barré par Ian Wright et Dennis Bergkamp notamment. Lors de sa deuxième année chez les Gunners, le français profite d’une longue blessure de Wright pour enchaîner les rencontres et s’imposer. Il joue près d’une trentaine de rencontres, marque six buts et participe pleinement au doublé coupe-championnat de sa formation.

Anelka a toutefois plus de mal à gérer la notoriété qui en découle. Peu à l’aise en conférence de presse et, il ne se fait pas d’ami parmi les journalistes anglais, ce qui attise quelques critiques.

Un sondage est réalisé à l’issue de la saison 1997/1998 auprès des supporters, qui opposait Ian Wright au jeune attaquant français. A la surprise générale et malgré le départ du vétéran anglais pour West Ham lors de l’été 1998, les supporters le préfèrent à Anelka. Il décide de se servir de cette « plaie » comme argument pour la saison suivante afin de laisser les supporters sur leur faim. Il se révèle littéralement la saison suivante. Sa vitesse fait des ravages dans les défenses anglaises, et il montre un grand sang-froid dans ses duels face aux gardiens. Il inscrit 17 buts en 35 matchs de championnat et obtient le trophée de meilleur jeune de Premier League.

Départ à Madrid, retour au PSG, prêt à Liverpool…

Anelka sous ses couleurs madrilènes

Nicolas Anelka entame donc son tour du monde des clubs. A l’issue de la saison avec Arsenal, et après avoir confirmé sa décision auprès d’Arsène Wenger face à face (ce dernier craignant une « manipulation » de ses frères qui n’existait pas), il cherche à être transféré à l’été 1999. Annoncé à la Juventus de Carlo Ancelotti, et à la Lazio qui formulent de très grosses offres, refusant coûte que coûte de revenir à Londres, Anelka rejoint finalement le Real Madrid pour 220 MF (34 M€).

Après une saison et 32 matchs (7 buts), et un faible temps de jeu selon ce dernier, Anelka quitte le Real Madrid et signe son retour au Paris Saint-Germain. Au PSG, il effectue 2 saisons, joue 57 matchs, inscrit 18 buts, et remporte 1 coupe intertoto (2001). Après une série de mauvais résultats, le PSG fait appel à Luis Fernandez, qui petit à petit pousse de nouveau Anelka vers la sortie, comme en 1997.

Anelka est donc prêté à Liverpool pour la deuxième moitié de saison de 2002, là-bas, Anelka joue 22 matchs et inscrit 5 buts. Au cœur d’un imbroglio incroyable, avec comme protagoniste notamment Gérard Houiller, Anelka ne sera pas définitivement acheté par Liverpool malgré ses bonnes prestations sous le maillot des reds.

Anelka à… Manchester City !!

Nicolas Anelka sous nos couleurs

Le voilà ! En juillet 2002, Nicolas Anelka rallie Manchester City, tout juste promu en Premier League, pour la somme de 20 millions d’euros plus un échange avec Alioune Touré et un salaire mensuel de 250 000 euros !

À Manchester City, Nicolas Anelka joue sous les ordres de Kevin Keegan, ex-grand attaquant. Le courant passe bien avec l’ancien double Ballon d’or. Sur les terrains de Premier League, Anelka réalise de bons débuts. En championnat, la 9e place de Manchester City est plutôt convaincante pour un promu et Anelka termine sa saison avec 15 buts.

La seconde saison de Nicolas Anelka sous le maillot des Citizens est encore meilleure sur le plan personnel puisqu’il inscrit 17 buts en 32 matches de championnat mais également quatre buts en cinq rencontres de Coupe UEFA. Anelka s’épanouit également au contact de son entraîneur et progresse sur le plan du football où il devient un joueur complet mais également sur un plan plus personnel, où il apparaît beaucoup plus mûr loin de la médiatisation. Cependant, sur le plan collectif, Manchester City réalise une saison moyenne malgré les renforts de David Seaman et Steve McManaman.

Il entame une troisième saison sous les couleurs de Manchester City (sept buts à la mi-saison), mais il sait déjà que son avenir passe par un transfert dans un club européen de standing. Le club de City connaît en effet de grosses difficultés financières et un départ de Nicolas Anelka dans un club majeur est annoncé. C’est en Turquie qu’il s’engage avec le club de Fenerbahçe, intéressé par le joueur français.

Après Fenerbahçe, puis Bolton, Anelka rejoint Chelsea.

Le Français est lancé, son tour du monde des clubs n’en est pas à ses débuts. À Chelsea, il débute sa première saison avec énormément de concurrence en attaque, ce qui lui rend la tâche difficile. Le français manque même son tir au but en finale de la Ligue des champions édition 2008, un échec qui offrira au rival Manchester United une nouvelle C1…

Le 3 août 2008, Anelka s’offre un quadruplé historique en match de préparation face au Milan AC, permettant à son équipe de s’imposer (5-0) face à l’équipe vainqueur de la Ligue des champions deux ans auparavant.

Le nouveau chouchou des supporters s’impose à la pointe de l’attaque des Blues, en profitant des blessures à répétition de Didier Drogba. Revenu à la compétition, l’Ivoirien doit logiquement se contenter d’une place sur le banc, Luiz Felipe Scolari privilégiant un système de jeu à un seul attaquant axial. Le 14 décembre, il égalise à la 51e minute du derby londonien face à West Ham (1-1) et atteint la barre symbolique des 100 buts inscrits en 258 matches de Premier League.

Anelka parvient à s’imposer dans l’effectif de Chelsea et réalise de bonnes prestations sur le terrain, notamment face au Watford FC le 14 février 2009 lors du cinquième tour de la Coupe d’Angleterre, il inscrit un triplé permettant à son équipe de se qualifier pour les quarts de finale (score final 1-3).

Au début de la saison 2010-2011, Nicolas Anelka évolue en tant que titulaire au poste d’ailier droit en compagnie de Didier Drogba et Florent Malouda. Après l’arrivée de Fernando Torres, l’entraîneur italien Carlo Ancelotti opte pour un 4-4-2 avec Anelka et Torres formant le duo d’attaque, ce qui relègue Drogba sur le banc de touche. Nicolas se fait surtout remarquer lors de la campagne européenne des Blues en marquant sept buts en neuf matches. Anelka termine la saison avec six buts en trente-deux matches de championnat.

Mis à l’écart par André Villas-Boas, il n’est utilisé qu’une quinzaine de fois durant la première moitié de la saison 2011-2012. Les médias annoncent alors début décembre un possible départ de l’attaquant français lors du marché des transferts hivernal de janvier 2012. Le 8 décembre 2011, le club chinois de Shanghai Shenhua, qui suivait Anelka depuis des mois, confirme l’intérêt porté au joueur et la tenue de discussions. Contraint à s’entraîner avec l’équipe réserve des Blues, Anelka signe officiellement un contrat de deux ans avec le club de Shanghai le 12 décembre suivant.

Sa fin de carrière.

Si Nicolas Anelka aura eu une carrière plutôt mitigé à travers au total 12 clubs (Après Chelsea, Shanghai, la Juventus, West Bromwich Albion, Mumbaï City), étant également entraîneur/joueur à Shanghai puis Mumbaï, il aura également fait parler de lui pour ce geste-ci (Photo ci-dessous) et pour bien d’autres frasques…

Nicolas Anelka célèbre un but en faisant la quenelle, signe en hommage à Dieudonné, humoriste condamné à l’époque pour avoir émis ce geste.

L’ancien attaquant français de Manchester City et Chelsea à également évolué en Equipe de France, des – de 16 ans jusqu’aux professionnels. Entre 1998 et 2010, avant l’affaire Knysna, affaire durant laquelle les joueurs français, en soutien à Anelka, ne descendront pas du bus pendant la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, par rapport à une affaire entre lui, Domenech, et les journalistes, Anelka sera séléctionné au total 69 fois en Bleu, inscrivant 14 buts, voici également son palmarès en selections jeunes et professionnel :

  • Il est le 5e plus jeune joueur sélectionné en Équipe de France A à 19 ans et 1 mois.
  • Vainqueur du Championnat d’Europe des moins de 19 ans en 1996
  • Vainqueur du Championnat d’Europe en 2000
  • Vainqueur de la Coupe des confédérations en 2001
Anelka avec le maillot de l’Equipe de France.

Nous félicitions Nicolas Anelka pour son parcours, et le remercions pour ses 3 années passés à Manchester City au cours desquelles il aura joué 103 matchs, inscrivant 45 buts, et, bien qu’il est désormais pris sa retraite, nous lui souhaitons le meilleur pour la suite !

Voici pour la fin son palmarès en club et ses distinctions personnels :

  • Ligue des champions (2) :
    • Vainqueur : 1999-2000 avec le Real Madrid.
    • Vainqueur : 2011-2012 avec Chelsea.
  • Coupe Intertoto (1) :
    • Vainqueur : 2001 avec le Paris Saint-Germain.
  • Championnat d’Angleterre (2) :
    • Champion : 1997-1998 avec Arsenal et 2009-2010 avec Chelsea.
  • Championnat de Turquie (1) :
    • Champion : 2004-2005 avec Fenerbahçe.
  • Championnat d’Italie (1) :
    • Champion : 2012-2013 avec Juventus.
  • Coupe d’Angleterre (3) :
    • Vainqueur : 1997-1998 avec Arsenal, 2008-2009 et 2009-2010 avec Chelsea.
  • Charity/Community Shield (2) :
    • Vainqueur : 1998 avec Arsenal et 2009 avec Chelsea.

Ses distinctions personnels :

Meilleur buteur
  • Meilleur buteur du Championnat d’Angleterre en 2009 (19 buts)
  • Meilleur buteur du Championnat du monde des clubs en 2000 (3 buts)
  • Meilleur buteur de la Coupe d’Angleterre en 2009 (4 buts)
Autres
  • Meilleur jeune joueur de Premier League en 1999
  • Nommé dans l’équipe type de Premier League en 1999 et 2009
  • Joueur du mois du Championnat d’Angleterre en février 1999 et novembre 2008
  • Troisième meilleur buteur français de l’histoire à l’étranger (190 buts)
  • Deuxième Français à franchir la barre des 100 buts dans le championnat d’Angleterre (14 décembre 2008), après Thierry Henry